Peut-on créer une société à Dubaï sans y habiter, et faut-il s’y rendre physiquement ?
Oui, vous pouvez créer votre société à Dubaï sans y résider. La création à distance est totale pour une société offshore (RAK ICC), qui n’exige aucun déplacement. Pour une société freezone ou mainland, la licence et l’immatriculation peuvent en grande partie se faire à distance (notamment via une procuration donnée à notre agent agréé sur place, et des parcours largement digitalisés comme celui d’IFZA). En revanche, la visite médicale, la biométrie de l’Emirates ID et, en pratique, l’ouverture du compte bancaire professionnel nécessitent au moins un passage physique aux EAU. Vous démarrez donc depuis la France, la Belgique ou la Suisse, et vous ne vous déplacez qu’au moment opportun.
Quels documents faut-il faire légaliser depuis la France pour créer sa société ?
Il vous faut généralement une copie de passeport valide, une photo d’identité et, selon l’activité et la structure, une procuration notariée, un extrait Kbis (pour les sociétés existantes) et, le cas échéant, des justificatifs comme des diplômes ou des lettres de référence ; une société mainland et le visa famille exigent souvent en plus les actes de mariage et de naissance. Point crucial : les Émirats arabes unis ne sont pas signataires de la Convention de La Haye sur l’apostille. Une simple apostille ne suffit donc pas — vos documents français doivent faire l’objet d’une légalisation consulaire complète. La chaîne habituelle est : (1) légalisation par la Chambre des notaires ou le ministère des Affaires étrangères, puis (2) sur-légalisation par le Consulat des Émirats arabes unis à Paris (délai généralement observé : 3 à 7 jours ouvrés). Nous coordonnons cette chaîne pour vous et vous indiquons exactement quel document doit suivre quelle étape, pour ne rien faire légaliser d’inutile.
Comment obtenir le Golden Visa via son entreprise, et quelles conditions ?
En tant qu’entrepreneur, vous pouvez viser le Golden Visa de 10 ans principalement par deux voies : un investissement d’au moins AED 2 000 000 (environ 476 000 €) — par exemple dans votre propre société ou dans l’immobilier — ou en tant que dirigeant d’une PME affichant un chiffre d’affaires annuel qualifiant, avec la recommandation de l’autorité compétente. Si ces seuils ne sont pas atteints, le visa investisseur à Dubaï obtenu via votre société (généralement valable 2 ans, renouvelable) reste la voie la plus courante pour obtenir votre résidence et sponsoriser votre famille. Ces seuils sont fixés par les autorités émiraties et sont susceptibles d’évoluer : nous vérifions, lors du premier échange, la voie réaliste pour votre projet et prenons en charge la demande, de la création de la société jusqu’à la délivrance du visa.
Combien de temps faut-il pour créer une société à Dubaï ?
Les délais dépendent de la structure choisie. Une société offshore (RAK ICC) peut être constituée en quelques jours. Une société freezone est généralement immatriculée en 3 à 7 jours ouvrés une fois le dossier complet. Une société mainland, immatriculée via le DED/DET, demande souvent un peu plus de temps du fait des approbations administratives. À ces délais s’ajoute la partie résidence : après la licence, comptez ensuite l’émission du visa d’entrée, la visite médicale, la biométrie et l’Emirates ID, soit quelques semaines supplémentaires. La légalisation consulaire de vos documents français (3 à 7 jours ouvrés) est à anticiper en amont, car elle conditionne le démarrage.
Et mes obligations fiscales en France ?
Les fondateurs français doivent garder à l’esprit que créer une société à Dubaï n’efface pas automatiquement l’impôt français. La convention fiscale France–Émirats (de non-double imposition, signée en 1989 et révisée en 2007) est bien en vigueur et prévoit des mécanismes évitant la double imposition. Mais la règle des 183 jours ne suffit pas à elle seule à écarter votre résidence fiscale française si le centre de vos intérêts économiques (art. 4 B du CGI) reste en France. Selon votre situation, l’exit tax (art. 167 bis du CGI, participations ≥ 50 % ou portefeuilles ≥ 800 000 €), l’article 123 bis (entités étrangères à régime privilégié détenues à ≥ 10 %) ou l’article 155 A (prestations réellement rendues depuis la France mais facturées via une société émiratie) peuvent s’appliquer. Aux EAU, l’impôt sur les sociétés (IS) est de 9 % au-delà de 375 000 AED (environ 89 000 €) de bénéfice, 0 % en dessous, et 0 % possible sur le revenu qualifiant en freezone. Ces informations ne constituent pas un conseil fiscal personnalisé : la fiscalité dépend de votre situation individuelle ; nous recommandons de consulter un expert-comptable ou un avocat fiscaliste avant toute décision. BusinessDubai est une agence de création de sociétés, pas un cabinet fiscal.



