Les Émirats arabes unis (EAU) sont une destination très attractive pour les investisseurs et les entrepreneurs venus de France, de Belgique, de Suisse, d’Afrique francophone et d’ailleurs. Leur économie stable, leur position stratégique entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, ainsi que leurs politiques favorables aux investisseurs ont attiré des investissements directs étrangers (IDE) record. Dubaï suscite d’ailleurs une très forte demande, y compris de la part de fondateurs francophones. À la mi-2025, les EAU continuent d’attirer d’importants investissements directs étrangers (IDE), avec plus de 5,42 milliards USD sécurisés (
selon l’équipe de recherche d’Emirates NBD) à travers 613 projets greenfield sur le seul premier semestre de l’année—menés par Dubaï, qui a représenté 86 % de ces projets et plus de 3 milliards USD de capitaux. Les principaux secteurs d’investissement étaient l’immobilier (1,05 milliard USD), l’industrie manufacturière (1,06 milliard USD), le transport et l’entreposage (770 millions USD) et les services aux entreprises (690 millions USD), avec des flux notables aussi dans les communications et l’informatique. Ces chiffres confirment la position des EAU comme destination de premier plan pour les IDE, dans la continuité de leurs 167,6 milliards AED d’entrées en 2024 (45,6 milliards USD), et soulignent leur attrait stratégique dans l’immobilier, l’industrie, la finance et les secteurs technologiques émergents.
Le gouvernement encourage activement les secteurs « prometteurs » à forte croissance comme les technologies avancées (IA, centres de données), l’économie numérique, les énergies renouvelables (solaire, hydrogène vert) et la R&D. Parallèlement, des industries traditionnelles comme le tourisme, l’hôtellerie, la logistique et la santé restent de puissants aimants à IDE (avec des événements et des complexes hôteliers en plein essor). Globalement, les investisseurs choisissent les EAU pour leur propriété étrangère à 100 % (dans la plupart des secteurs), leurs licences simplifiées, l’absence d’impôt sur le revenu des personnes physiques et de taxe foncière, et leurs infrastructures de classe mondiale (santé, transports, aménagements urbains). Le régime fiscal compétitif des EAU—0 % d’impôt sur le revenu des personnes physiques, 0 % de plus-value sur l’immobilier, et un impôt sur les sociétés (IS) de 9 % au-delà de 375 000 AED de bénéfice (0 % en dessous)—et son économie ouverte renforcent encore son attrait. Attention toutefois : ces taux locaux ne dispensent pas les résidents fiscaux français de leurs obligations (voir plus bas).
Que vous ouvriez une société de négoce, lanciez un cabinet de conseil ou installiez une unité de production, presque tout type d’activité en mainland aux EAU a besoin d’une licence commerciale pour opérer légalement. Chaque émirat—comme Dubaï ou Abou Dhabi—dispose de son propre Département de l’économie qui publie une liste officielle d’activités. Pour commencer, vous choisissez l’activité (ou la combinaison d’activités) qui correspond le mieux à ce que fait votre entreprise. Ce choix n’est pas une simple formalité—il détermine le type de licence dont vous aurez besoin : commerciale, professionnelle, industrielle ou touristique. Certaines activités, comme le transport ou les télécommunications, peuvent aussi nécessiter des approbations supplémentaires d’organismes publics spécifiques.
Bien réussir cette étape est essentiel, car elle influence tout : de votre structure juridique aux visas et approbations dont vous aurez besoin par la suite. Ce n’est pas toujours évident—c’est pourquoi nous vous guidons pas à pas, en veillant à ce que votre activité soit alignée sur vos objectifs dès le premier jour.