Idées reçues fréquentes

Les idées reçues sur la création de société à Dubaï, EAU

Beaucoup d’entrepreneurs pensent que créer une société à Dubaï est soit extrêmement coûteux, soit très compliqué, soit immédiatement rentable. La réalité est différente. De la confusion entre structures freezone (zone franche) et mainland (« continentale ») à la sous-estimation des exigences bancaires, des règles de visa, de la conformité fiscale et des obligations de renouvellement, de petites idées reçues peuvent entraîner des erreurs coûteuses. Dans ce guide, nous démontons les mythes les plus courants sur la création de société à Dubaï et expliquons ce qui compte vraiment lorsque vous vous implantez aux EAU, afin que vous puissiez décider en connaissance de cause dès le premier jour.
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Mythe et réalité
Faut-il obligatoirement un associé ou sponsor local pour une société à Dubaï ?
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Réalité : non, plus dans la grande majorité des cas. Les freezones (zones franches) permettent depuis toujours 100 % de propriété étrangère. Depuis la réforme entrée en vigueur en juin 2021, le mainland autorise également la détention à 100 % par des étrangers pour la plupart des activités, sans associé émirati (« sponsor local »). Seuls quelques secteurs réglementés (activités dites « à impact stratégique ») exigent encore un partenaire local. Le mythe du sponsor obligatoire est donc largement dépassé.
Mythe : la création prend des mois et coûte une fortune.
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Réalité : les licences freezone démarrent autour de AED 5 100 (environ 1 200 €) et sont délivrées en 3 à 7 jours. L’impression de coûts élevés vient des frais cachés que certains cabinets ajoutent après coup — pas des taxes publiques réelles.
Mythe : vous devez être physiquement à Dubaï pendant tout le processus.
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Réalité : l’enregistrement peut se faire à 100 % à distance. Une présence physique n’est nécessaire que pour la biométrie du visa (et la visite médicale). Environ 30 % de nos clients enregistrent leur société à distance et se déplacent plus tard.
Mythe : tous les cabinets de création facturent le même prix.
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Réalité : les taxes publiques sont standardisées, mais les honoraires de service et les frais cachés varient énormément. Nous avons vu des concurrents annoncer AED 12 000 (environ 2 900 €) au départ, puis ajouter AED 5 000 à 7 000 (environ 1 200 à 1 700 €) de frais non divulgués.
Mythe : une freezone ne permet pas de faire des affaires à Dubaï.
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Réalité : les sociétés freezone peuvent servir des clients internationaux, d’autres entités freezone et fournir des services B2B à des sociétés mainland. La seule restriction porte sur la vente au détail directe (B2C) aux consommateurs des EAU.
Mythe : il faut plus de AED 100 000 de capital pour démarrer.
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Réalité : la plupart des freezones n’imposent aucun capital minimum. Votre seul coût initial est le package de création (AED 5 100 à 22 500, soit environ 1 200 à 5 400 €), auquel s’ajoutent vos frais de fonctionnement.
Dubaï est-il vraiment totalement exonéré d’impôt ?
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Réalité : non, pas totalement — c’est une vérité à nuancer. Les EAU ont introduit en juin 2023 un impôt sur les sociétés (IS) de 9 % sur les bénéfices supérieurs à 375 000 AED (environ 89 000 €) ; en dessous de ce seuil, le taux est de 0 %. Toute société doit s’enregistrer auprès de la Federal Tax Authority (FTA) et déposer une déclaration annuelle, même en l’absence de bénéfice. Les sociétés freezone peuvent bénéficier d’un taux de 0 % sur leur revenu qualifiant (« qualifying income »), mais seulement sous conditions strictes de substance économique. S’y ajoute une TVA de 5 % une fois le chiffre d’affaires supérieur à 375 000 AED (environ 89 000 €). Dubaï reste extrêmement attractif fiscalement — pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques, pas d’impôt sur les plus-values — mais le qualifier de « totalement exonéré d’impôt » en 2026 n’est plus exact. Attention également : créer une société à Dubaï ne suffit pas à vous soustraire à l’impôt français si vous restez résident fiscal en France au sens de l’article 4 B du CGI. Ces informations ne constituent pas un conseil fiscal personnalisé. La fiscalité dépend de votre situation individuelle ; nous recommandons de consulter un expert-comptable ou un avocat fiscaliste avant toute décision.
Mythe : obtenir une licence commerciale signifie que vous êtes prêt à faire des affaires.
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Réalité : votre licence commerciale est la première étape, pas la ligne d’arrivée. Il vous faut encore un compte bancaire professionnel (souvent 2 à 6 semaines), un visa de résident (2 à 3 semaines de plus), l’enregistrement fiscal auprès de la FTA, la mise en place de la comptabilité et, éventuellement, l’enregistrement Ejari. Nous avons eu des clients qui, licence obtenue en 3 jours, pensaient pouvoir facturer dans la semaine. Sans compte bancaire, l’argent n’a nulle part où aller.
Mythe : la freezone la moins chère est toujours le meilleur choix.
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Réalité : les banques classent en interne les freezones par niveau de risque. Les zones réputées comme DMCC, JAFZA, IFZA et Meydan sont dans la catégorie « confortable » — les banques y traitent les comptes plus vite. Les zones moins connues peuvent déclencher une vigilance renforcée (due diligence), ajoutant des semaines, voire des mois de délai. Nous avons vu des clients économiser AED 3 000 (environ 700 €) sur une licence dans une zone obscure, puis passer quatre mois sans pouvoir ouvrir de compte bancaire.
Mythe : la création d’une société se fait en 24 à 48 heures de bout en bout.
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Réalité : certaines approbations de licence freezone peuvent techniquement se faire en 24 heures. Mais la création complète — licence, visa, Emirates ID, compte bancaire — prend de façon réaliste 3 à 6 semaines. L’approbation de la licence seule prend 3 à 7 jours en freezone, 5 à 10 jours en mainland. Ajoutez le traitement du visa (7 à 14 jours) et l’ouverture du compte bancaire (1 à 6 semaines). Prévoyez un mois pour être pleinement opérationnel.
Mythe : freezone et offshore, c’est en gros la même chose.
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Réalité : ce sont deux choses totalement différentes. Une société freezone est une véritable entreprise opérationnelle — vous pouvez embaucher des salariés, parrainer des visas et exercer une activité. Une société offshore ne peut pas exercer d’activité à l’intérieur des EAU, ne peut pas parrainer de visas et n’a pas de bureau physique. L’offshore sert à détenir des actifs, de la propriété intellectuelle et des portefeuilles d’investissement. Si vous devez exploiter une entreprise depuis les EAU, il vous faut une freezone ou un mainland.
Mythe : une fois ma licence obtenue, n’importe quelle banque m’ouvrira un compte.
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Réalité : l’ouverture du compte bancaire est la partie la plus difficile de toute la création. Les taux de refus sont réellement élevés — surtout pour les fondateurs qui se lancent, les structures de détention complexes et les secteurs jugés risqués par les banques. Les banques veulent comprendre votre modèle économique, vérifier l’origine des fonds et contrôler le profil des actionnaires. Préparez un « dossier de bancabilité » avant de déposer votre demande : business plan, justificatifs d’origine des fonds, CV des actionnaires et, idéalement, un contrat client.
Mythe : toutes les freezones se valent.
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Réalité : il existe plus de 45 freezones aux EAU, chacune avec ses listes d’activités, ses quotas de visas, ses options de bureau, sa réputation bancaire et ses coûts de renouvellement propres. DMCC est premium pour le négoce. DIFC opère sous la Common Law anglaise pour les services financiers. JAFZA est reliée au port de Jebel Ali pour la logistique. IFZA est économique pour les activités de services. Choisir la mauvaise zone peut signifier que votre activité n’est pas autorisée ou que les banques refusent d’ouvrir votre compte.
Mythe : je n’ai pas besoin de visa si je gère juste une activité en ligne depuis l’étranger.
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Réalité : vous n’avez pas besoin de visa pour détenir une licence commerciale — c’est exact. Mais sans visa de résident aux EAU, ouvrir un compte bancaire devient nettement plus difficile. Vous ne pouvez pas non plus obtenir de permis de conduire émirati, louer un appartement ni accéder à de nombreux services publics. Et vous passez à côté des avantages liés à la résidence fiscale émiratie. Notre package licence seule démarre à AED 5 500 (environ 1 300 €), mais dépenser AED 10 900 (environ 2 600 €) pour un visa rend l’ouverture de compte bien plus fluide.
Mythe : l’impôt sur les sociétés ne concerne que les grandes entreprises — ma petite structure en est exonérée.
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Réalité : le seuil de 375 000 AED (environ 89 000 €) est le point où le taux passe de 0 % à 9 % — ce n’est pas une exonération du système. Toute entreprise doit s’enregistrer à l’impôt sur les sociétés et déposer une déclaration, même sans chiffre d’affaires. La pénalité pour enregistrement tardif est de AED 10 000 (environ 2 400 €). Les petites entreprises peuvent demander le « Small Business Relief » pour simplifier leur conformité, mais elles doivent tout de même s’enregistrer et déclarer.
Mythe : il faut parler arabe pour diriger une entreprise à Dubaï.
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Réalité : l’anglais est la langue de travail du monde des affaires à Dubaï. Les formulaires administratifs, les documents bancaires et les pièces judiciaires sont disponibles en anglais. Environ 89 % de la population de Dubaï est expatriée. Vous pouvez enregistrer une société, obtenir un visa, ouvrir un compte bancaire et diriger une entreprise pendant des années sans parler un mot d’arabe. (Nos équipes vous accompagnent par ailleurs en français.)
Vous trouverez des réponses claires sur notre page d’information dédiée, ou vous pouvez échanger directement avec notre équipe en cliquant sur le bouton ci-dessous. Tous les conseils de ce site reposent sur une expérience de terrain issue de plus de 600 créations de sociétés aux EAU et sont vérifiés auprès des sources officielles émiraties. Nous nous attachons à partager des informations exactes et concrètes, appuyées sur des cas réels.
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